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Rallumer la flamme.

  • nicolehaykel
  • 24 nov. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 déc. 2025

RALLUMER LA FLAMME
RALLUMER LA FLAMME

Nous avons déjà croisé des regards où l’étincelle de vie n’est que reflet.

Ces regards que l’on reconnaît immédiatement parce que nous les avons portés à un moment donné.

Nous pouvons échanger quelques mots parler de travail, de météo, de projets, mais derrière tout cela, on perçoit comme une absence, la lumière qui a perdu son intensité.

Il nous arrive d’être surpris à minimiser ce qui nous fait du bien.

Comme si nos passions devaient répondre à certains codes, être à la hauteur de quelque chose, de l’image, du regard des autres, d’une certaine forme de prestige ou des attentes sociales.


On se sent presque coupable d’avoir une affection particulière pour telle ou telle chose comme si la simplicité n’était pas légitime.

Pourtant l’élan intérieur, celui qui nous met en mouvement, lui ne se mesure pas à sa valeur sociale, il se mesure à sa capacité à rallumer notre flamme intérieure.

 

Quand la flamme se fait petite


Le quotidien nous accapare tant, qu’on rentre dans une sorte de pilotage automatique guidé uniquement par les « il faut, je dois ».

On Fonctionne, on avance, on assure, mais la flamme ce petit oui intérieur, s’affaibli.

 Sans pour autant être malheureux, nous ne sommes plus vraiment vivants.

Dans ces moments-là, le retour à soi, passe par ce qui nous fait vibrer, même si cela semble modeste aux yeux de certains.



La passion simple n’est pas une faiblesse


Beaucoup n’osent pas ouvertement nommer ce qui les anime réellement, parce que ça ne fait pas assez sérieux, ce n’est glamour, ça ne fait pas rêver, ou ce n’est pas assez grand…


Finirons-nous aussi par encoder la joie ? ??


Pourtant ce n’est jamais l’activité elle-même qui compte c’est ce qu’elle réveille : la mer, la musique, le jardin, la lecture, la pêche, la danse, la cuisine, le silence…

Ce sont ces espaces qui nous ramènent à notre respiration, à être présent à qui nous sommes, à notre chaleur intérieure : à l’instant présent.


Nous sommes tellement habitués à chercher à l’extérieur, à vouloir correspondre à des codes, à des rôles, à des images.

On essaie d’être ce que l’on pense que nous devons être : cohérent, performant, socialement visible, acceptable.


À force de vouloir répondre à ce que l’on attend de nous ou à ce que l’on croit que l’on attend nous finissons par nous perdre.

Nous nous identifions plus à la projection qu’à la personne.

Et un jour, on se retrouve à se demander :« Mais qui je suis vraiment ?

Et si je ne sais même plus qui je suis… comment pourrais-je savoir ce que j’aime ? »


On parle souvent de “crise” : crise de la quarantaine, de la cinquantaine…

Comme si c’était un moment d’effondrement ou de panique.


Je ne le vois pas ainsi.


Pour moi, ce n’est pas une crise : c’est le moment où l’ancien rôle devient trop petit, trop serré, trop inconfortable.

Le moment où ce que l’on a construit pour tenir debout ne tient plus debout tout seul.


Alors tout se fissure et cette fissure n’est pas une fin : c’est un passage.


Il ne reste qu’une chose à faire : laisser tomber ce qui étouffe, laisser s’effondrer ce qui n’est plus nous, pour pouvoir renaître, respirer, repartir différemment au moment où on en a la possibilité, la lucidité, surtout le courage.


Ce n’est pas une destruction, c’est une délivrance.


La flamme intérieure ne revient pas en cherchant à ’extérieur, elle revient lorsqu'on "OSE" se souvenir de soi.


La voix : un lieu de reconnexion au cœur


La voix ne vient pas d’abord de la technique, elle vient du cœur.

Comme je le dis souvent à mes élèves, de ne pas chercher à chanter comme un tel, mais «de se chanter soi », dans une voix on entend beaucoup de choses.

Lorsque la flamme baisse, la voix se contracte, se resserre ou devient presque absente.

Puis lorsqu’on revient à ce qui nous fait du bien, même tout doucement, le souffle s’ouvre.

La cage thoracique se détend et la voix retrouve sa couleur.

La voix n’est autre qu’un thermomètre du vivant intérieur (comme les cheveux: ils reflètent aussi notre état intérieur) .


Revenir à sa flamme


La question n’est pas : est-ce que ce que j’aime est assez intéressant ?

La seule et unique question est : Est-ce que cela me rend vivant ?

Et si la réponse est oui alors il n’y a absolument rien à justifier.

Aimer ce qu’on aime n’est pas un caprice, c’est un acte de soin envers soi comme une fidélité à ce qu’on est profondément.

Nous n’avons pas à nous excuser d’aimer ce qui nous fait du bien, parce que c’est notre boussole.


 Retrouver sa flamme ne demande pas de grande transformation, juste de l’écoute du souffle et un peu de courage pour se dire : « oui, tout à fait, j’ai le droit d’aimer cela ».


Cela revient à reprendre son pouvoir en s'affranchissant du regard et avis de "l'autre".


« Reste fidèle à ce qui t’allume, c’est ce qui te rend vivant. »NKL 

 


 

 
 
 

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