Au seuil de la nouvelle année
- nicolehaykel
- 19 janv.
- 3 min de lecture

L’année nouvelle s'installe doucement durant tout le mois de janvier en silence, presque sur la pointe des pieds, laissant derrière elle les échos de ce qui a été vécu, traversé, parfois porté longtemps.
Certains appellent de leurs voeux la nouvelle année, mais si rien ne change à l'intérieur, il y a fort à parier que la page suivante raconte la même histoire...
Puis vient ce moment particulier où l’on sent que quelque chose se termine, sans que tout soit encore clair pour la suite, tel un espace entre deux temps.
Un seuil que l’on traverse où il y à simplement à écouter ce qui murmure encore doucement en nous.
Le traverser, ce n’est pas faire table rase du passé, c’est prendre avec soi ce qui a mûri, ce qui nous a transformé, ce qui a enseigné, même quand cela a été inconfortable.
C’est accepter que certaines choses se déposent d’elles-mêmes, tandis que d’autres demandent encore de l’attention.
Dans ces moments-là, le corps parle souvent avant les mots.
Une fatigue qui demande du repos, un souffle plus court ou plus ample.
Une voix qui hésite, qui se retient, ou au contraire qui cherche à sortir.
La voix est un précieux révélateur.
Elle porte nos états intérieurs, nos élans, nos résistances.
Elle se tend quand on force et voile quand on se coupe de soi.
On connaît tous dans notre entourage, quelqu'un qui perd régulièrement la voix...et ce n'est pas complètement anodin.
C’est pour cela que le chemin de la voix et le chemin personnel sont intimement liés.
Ce que nous vivons intérieurement cherche toujours une forme d’expression.
Et quand cette expression trouve un espace sûr, quelque chose se réajuste doucement.
Passer le seuil , c’est peut-être cela : choisir de s’écouter un peu plus finement.
De ne plus jouer un rôle, de ne plus répondre seulement aux attentes, de revenir à une vérité plus simple, plus nue, plus vivante.
De revenir à soi.
Re-naître ne signifie pas devenir quelqu’un d’autre.
C’est se reconnaître dans ce qui est déjà là, mais que l’on n’osait pas encore habiter pleinement.
C’est se donner la permission d’exister autrement, de façon plus alignée, plus libre, plus entier(e).
Plutôt que des "résolutions paillettes" qui s’étiolent, ce passage invite à une autre qualité de présence.
Une attention portée à ce qui nourrit réellement, à ce qui met en mouvement, sans violence.
À ce qui ouvre, plutôt que de contraindre.
Quelques questions pour accompagner ce passage
* Qu’est-ce que je ressens vraiment en ce moment, dans mon corps et dans mon cœur?
* Où est-ce que je me retiens encore, et qu’est-ce qui aurait envie de se dire ou de se chanter ?
* Qu’est-ce qui me nourrit profondément, au-delà des attentes et des habitudes ?
* Dans quels espaces ai-je envie d’être plus vrai·e, plus libre, plus aligné·e ?
* Quelle part de moi attend d’être reconnue et exprimée, enfin ?
Il ne s’agit pas de trouver des réponses immédiates.
Ces questions peuvent simplement accompagner les jours qui viennent, comme un curseur qui se déplace peu à peu vers l'essentiel.
Chaque pas posé avec conscience est déjà un passage.
Chaque souffle accueilli, chaque vibration sincère est une manière de dire oui à la vie.
L’année s’ouvre, non comme une exigence de changement, mais comme une invitation à entrer pleinement dans ce qui est déjà vivant en soi.Le but n'est pas de devenir quelqu'un d'autre, mais se reconnaître davantage.
Et peut-être que cela suffit, pour commencer.
C'est un passage ou, chaque souffle conscient est une prière silencieuse,
chaque voix qui s’autorise à vibrer est une offrande.
Alors avançons, simplement.
Avec ce que nous sommes.
Et laissons la lumière faire son œuvre.
"La nouvelle année n’est pas une idée à projeter, c’est un mouvement à traverser. " NKL
Que ce passage se fasse à votre rythme, là où la vie vous appelle déjà.
Si ce passage fait émerger des questions, des élans ou des résistances, je propose des espaces d’accompagnement pour les traverser, via l’écoute, la parole et le travail intérieur.




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