Nourrir ses pensées
- nicolehaykel
- il y a 6 heures
- 2 min de lecture

Nous disons souvent que “tout commence dans la tête” et très franchement… ce n’est pas qu’une jolie phrase emprunté à quelque réseau social.
Il y a des matins ou tu te lèves du bon pied, tout a l’air plus fluide, plus léger.
D’autres, avant même d’avoir bu ton café, tout t’agace: la météo n’a pas changé, le monde non plus… mais ton climat intérieur, lui, oui.
Nos pensées sont comme une playlist en boucle, si dès le réveil on lance: “stress, inquiétude, comparaison, scénarios catastrophe”, l’ambiance de la journée risque d’être… comment dire… pas très festive.
Lorsque vient le soir, juste avant de s’endormir, si on repasse le film des problèmes, des regrets ou des peurs, le cerveau se couche avec ça sur l’oreiller.
Autant dire qu’il rumine pendant la nuit.
Pourquoi ces moments sont-ils si importants ?
Parce que le matin et le soir, notre cerveau est dans un état un peu spécial, il est plus lent, plus ouvert, plus “éponge” si je puis dire.
Il enregistre plus facilement ce qu’on lui donne.
Pour faire simple, c’est comme si la porte de l’inconscient était entrouverte et cela nous appartient de choisir à ces moments là de ce que nous laissons passer par la porte.
L’esprit est comme un jardin.
Si tu n’y plantes rien consciemment, la nature s’en charge. La nature adore faire pousser des mauvaises herbes : doutes, peurs, jugements, ruminations.
Ce n’est pas un défaut, c’est juste automatique.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut aussi y semer autre chose : des pensées plus douces, plus confiantes, plus encourageantes.
On ne parle pas de se forcer à penser “tout va bien” quand ça ne va pas.
On parle plutôt de choisir ce qu’on nourrit. Parce qu’une pensée à laquelle on donne de l’attention, de l’énergie et de l’émotion… finit par prendre de la place, de l’ampleur.
Ces dernières finissent par influencer nos choix, nos comportements, et parfois même ce qui se matérialise dans notre vie.
Alors, très concrètement, on fait quoi ?
Le matin, au lieu de plonger direct dans les notifications, les infos anxiogènes ou les soucis de la journée, on peut offrir à son cerveau encore en pyjama quelque chose de plus sympa :
une musique qui met de bonne humeur, une intention simple (“Aujourd’hui, je choisis d’être calme”, “Aujourd’hui, je me fais confiance”) ou une pensée qui donne envie d’avancer.
Le soir, avant de s’endormir, au lieu de refaire le procès de sa journée, on peut : repenser à trois moments agréables, même petits, remercier mentalement pour ce qui a été là puis visualiser la journée de demain comme si elle se passait bien.
Rien de parfait, juste un petit réajustement.
Prendre soin de ses pensées, ce n’est pas devenir un moine tibétain ni vivre dans un monde de licornes avec paillettes à gogo.
C’est simplement arrêter de se programmer contre soi-même.
Lorsque l’on commence à se programmer pour soi… la vie souvent suit le mouvement.
"Ce que tu répètes en silence, finit toujours par s'exprimer dans ta vie." NKL
Si tu te reconnais dans ces schémas, que tu te rends compte que certaines pensées tournent en boucle ou prennent trop de place…peut-être que le moment est venu d’en parler.




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